Nos spectacles

Trois Ruptures

De Rémi De Vos

Mise en scène : Barthélémy Bompard

Avec :
Judith Thiébault
Philippe Luneau

Création lumière : Hervé Georjon

Le choix des textes que nous décidons de monter est toujours inspiré par une cohérence avec une actualité familiale, amicale, forcément sociétale :

« Jamais les ruptures conjugales n’ont été aussi nombreuses, et jamais le couple n’a été autant célébré sur l’autel des valeurs contemporaines. contradiction ? nullement. c’est justement parce que l’on attend beaucoup du couple qu’il est devenu si difficile à construire. Aujourd’hui, on ne se satisfait plus d’un demi-bonheur. ce qui hier encore allait de soi est désormais systématiquement mis en question. » Jean Claude Kaufmann

Les questions posées autour des textes choisis Pourquoi aime-t-on ? et Ring tournaient autour de :

  • qu’est-ce qui définit une relation amoureuse ?
  • qu’est-ce qui fait un couple ?
  • comment se définit la vie d’un couple moderne ?
  • Il nous a semblé ensuite judicieux de traiter des enjeux et des mécanismes d’une séparation.

    Trois ruptures est arrivé comme une évidence pour continuer cette réflexion autour de la vie conjugale dans une société permissive violente et consumériste.
    Avec les deux premiers spectacles nous avions testé une petite forme qui nous a permit de nous produire dans diverses structures et d’assoir une grand proximité avec le public.

    Pour cette troisième création nous voulons pousser notre ambition plus loin et pour se faire nous avons choisi d’être accompagné par le metteur en scène Barthélémy Bompard (Cie Kumulus), ainsi que du régisseur lumière Hervé Georgeon.

    Nous faisons le choix d’interpréter cette partition avec un seul couple d’acteur qui glissera d’un tableau à l’autre. Les changements de décors et de costumes se feront à vue. Tout le long de la pièce un métronome rythmera les échanges et fera monter la pression émotionnelle aussi bien des acteurs que des spectateurs.De la musique servira d’entracte entre chaque scène. On pourrait même imaginer des flashs publicitaires, comme à la radio, qui vantent le cadeau idéal pour une Saint-Valentin réussie.

    Le plateau sera dépouillé au maximum pour ne laisser que la matière vivante : les acteurs, leurs corps, leur imaginaire, leur énergie.Par ce prisme, nous voulons aller à la recherche de l’intime, dénué de toutes inhibition afin de donner à voir ces deux individus violentés mais également dans une détresse affective terrible.

    L’espace est celui d’un intérieur minimaliste : 2 chaises, 1 table, 1 porte, 1 fenêtre. Un espace clos sans aucune identité comme si les personnages étaient dans une chambre d’hôtel impersonnelle. Tout le long des dialogues, les couples s’activent à des tâches du quotidien : débarrasser une table après le repas, passer le balais, tricoter... La répétition de ces tâches quotidiennes leurs donnant l’illusion que tout ceci n’est qu’un mauvais rêve, qu’ils pourront suspendre le temps, éviter la faillite.

    Le jeu de lumière au début chaleureux, bascule inéluctablement vers un ton blafard et oppressant, transformant peu à peu la scènographie du quotidien en un ring de boxe.

    Le jeu de lumière au début chaleureux, bascule inéluctablement vers un ton blafard et oppressant, transformant peu à peu la scènographie du quotidien en un ring de boxe.

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